Un sentiment d'éternité se distillait à l'horizon, le temps était impalpable, il semblait tourner sur lui-même, ses gestes glissaient au souffle du vent. La lumière profuse de l'instant gémissant au fond de son âme où le rayonnement de son coeur, perçait les secondes immenses.
Elle était enveloppée dans cette fusion. Une étoile qu'elle ne percevait pas l'emportait vers un autre lieu indéfinissable. Elle tentait de se faufiler à droite, à gauche, avec une seule idée au milieu de son coeur, celle de sa laisser pousser par le vent, force incontrôlable, imdomptable. Force brulante pour suivre son étoile, son univers, sa pierre philosophale.
Elle était ce caillou dans cette rivière, posé sur le fond du lit marin, imergé dans cette eau de vie, prisonnier de ces gouttes qui s'égrennent, elle avançait patinant sur le fond de vie, cette vie qui roule, plus fièvreuse que le soleil pour lui faire oublier son manteau de pluie asséché.
Les rives ruisselantes de ses nuits caressaient cette fleur fragile nourrit de cette terre d'espoir, elle s'endormait paisiblement comme un oiseau naufragé épuisé d'un rêve en sursis dont la fin n'est qu'un puits de lumière où le jour pêche la nuit pour que le crépuscule devienne sublime....
Miss lisia












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